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21.08.2008

Ecolo

Allez zou, je dois filer chez mes parents qui habite à 5 km de chez moi. Mon esprit écolo-sportif s'éveille alors et me dit:"Il fait beau ( pour une fois) prends ton guidon à deux mains et pédale de bon pied!". O.K esprit, ça roule! Motivation totale, le vélo est astiqué( plus aucune traces de toiles d'araignées), les pneus sont re-gonflés et mes muscles...Depuis le temps( un an et demi) ça fait tout bizarre. On dit bien que le vélo ça ne s'oublie pas, y'a tout de même des petits réflexes à retrouver. Le premier est qu'en soirée les lunettes sont impératives ainsi que la bouche fermée sinon c'est dessert aux moustiques nappé de son coulis de moucherons. Je m'attendais à sentir mes mollets me rappeler mon encrassement mais à mon grand étonnement ce ne fut pas cette partie de mon corps qui se rappela à mon bon souvenir, j'oubliais que la selle était aussi inconfortable. Ca m'obnubilait , aucune positions ne parvenait à me soulager. Alors pour éloigner mon"esprit" de cette fâcheuse gêne je pensais à ma bonne action: bravo t'es une brave fille, moins de CO2 rejeté dans l'atmosphère grâce à ton "esprit" sportif. Et là miracle; plus mal aux fesses. En fait une douleur en avait remplacé une autre, enfin mes jambes souffraient, mes poumons aussi. Je préférais ça aux os qui crient. Prendre un rythme pour respirer je suis pas sure que ce soit inné. Je songeais aux sportifs sur qui on râle en regardant les J.O: "Mais ils n'ont rien dans les pattes, c'est quoi ce temps minable, comment s'est -il qualifié". Tout ce travail n'a rien de naturel pour notre petit corps. On le malmène trop. A quand l'écolonomie de l'appareil humain? Au moins, de débloquer ainsi je ne m'apercevais pas que... j'avançais! Plutôt bien même. En 12 minutes je fus arrivé à bon podium. Ne nous réjouissons pas trop vite il faut faire le chemin inverse. La descente qui m'avait gâtée en dessert allait maintenant me faire la fête en remontant. Courage tu peux y arriver, non tu ne poseras pas le pied à terre, non,non,non. Et je joue du braquet, et je fais la danseuse, 1,2,3,1,2,3,1,2,3, pfui il fait chaud en Bretagne, waou j'ai du mal à respirer. La fin est proche, le plat montre le bout de son nez. La joie de Rocky en haut des marches, c'est rien comparé à ma joie d'avoir tenue mon engagement.
Suons pour la planète, parce qu'elle le vaut bien.

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